Une petite escapade à la Friperie Roland

Ce mois-ci, j’avais le goût de vous entretenir de la Friperie Roland.  Pourquoi? Vous êtes probablement nombreux à être déjà passés devant la petite boutique arborant une enseigne jaune vif, et ce, sans jamais y être entrés. Et pourtant!  Le commerce a pignon sur rue, au 68 rue Saint-Lambert, depuis près de 16 ans au cœur de notre noyau urbain et il constitue une véritable mine d’or pour les gens qui cherchent les aubaines. Je vous propose donc une petite escapade dans la boutique.

La Friperie Roland, c’est avant tout une petite boutique, sans prétention, qui mise davantage sur le contenu que sur le contenant. Je l’admets, pénétrer pour la première fois dans le commerce, c’est ressentir la fébrilité de partir à l’aventure dans une jungle dense qui recèle mille et un trésors.  « Ici, on trouve une grande variété de vêtements, et les gens seraient surpris de voir les marques que l’on y retrouve », m’indique Claire Sirois, partenaire d’affaires à la boutique. Lorsque je la questionne à savoir ce qui différencie la Friperie Roland des autres commerces de la sorte à Sherbrooke, elle me répond tout sourire : « Si l’on se compare aux autres friperies de Sherbrooke, nous sommes vraiment en dessous des prix du marché, et c’est probablement pour cela que les clients ont l’impression de faire la bonne affaire ici». La bonne humeur est palpable dans le commerce en ce vendredi matin, malgré la température maussade à l’extérieur.

Ce qui nous frappe d’abord, c’est qu’il n’y a pas que des vêtements dans le petit commerce.  On retrouve une multitude d’objets, de vaisselles, de petits électroménagers, de livres, etc.  « Notre chiffre d’affaires ici, ce n’est pas que les vêtements, beaucoup de gens viennent ici et sont surpris des différents articles qu’on peut y trouver », me confie le propriétaire Roland.  Et Claire, de renchérir en souriant : « À l’Halloween, les costumes sont particulièrement populaires et on a même des sapins pour Noël !».

Avoir son commerce à Brompton

Interrogé sur son modèle d’affaires à Brompton, Roland nous explique : « Brompton, c’est un petit milieu et ça fonctionne beaucoup avec le bouche-à-oreille.  Les trouvailles que font les gens sont notre meilleure publicité! »  Mais pour ce genre de commerce, Claire me rappelle qu’il y a une autre facette à tenir compte  « Si les ventes sont importantes, il ne faut pas oublier que nous dépendons aussi des dons de vêtements de la population d’ici.  C’est grâce à leur générosité que la boutique est toujours ouverte », en me pointant un immense tas de linges à trier.

Et pour la suite?

Lorsqu’on questionne Roland à savoir s’il a des projets pour la suite des choses, il répond de  façon pragmatique : « Depuis 4 ans, les choses bougent, j’ai la chance de pouvoir compter sur l’aide de Claire et on fait une belle équipe.  Je fais le travail brut et elle s’occupe de la finition. Ça marche bien.  Viens donc voir notre salle d’essayage, on a fait des merveilles avec presque rien ». Et à juste titre, la petite salle a un cachet fort accueillant.  « La prochaine étape devrait être de donner un coup de pinceau à la grandeur de la boutique  », me confie Roland, le sourire en coin.  Au final, je quitte la boutique avec la satisfaction d’avoir découvert un petit trésor avec des gens forts sympathiques, comme quoi il est bien de s’arrêter un moment et regarder ce qui existe autour de nous.

Un texte de Jean-Sébastien

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